40. La vie florentine

"Un cappuccino per Angela!" 

L'une de mes phrases préférées. Comme souvent, je suis à Ditta Artigianale pour écrire mon petit blog, faire mes recherches, traîner sur la toile... Cette fois-ci je suis avec Taylor qui bosse sur son CV. C'est marrant de comparer le style américain et français. On y passe la matinée puis nous nous disons "see you later, bye bye!". 

En ce moment, il fait un temps merveilleux à Florence. C'est presque le printemps, les mésanges et les merles chantent à tue-tête. 
Je n'ai pas beaucoup écrit ici parce que je n'ai rien fait d'exceptionnel à part déambuler dans les rues de Florence. Cet article (le 40ème tiens, ça se fête?) sera peut-être un peu fourre-tout mais je voulais avant tout vous partager des photos de la vie florentine et des animaux que j'ai croisés ces derniers temps. 

J'ai flâné mais attention j'ai aussi fait des choses utiles.
Chose utile n°1 : aller dans une mercerie pour repriser un trou que j'avais fait dans mon pantalon. Calmez-vous dans vos suppositions, ce pantalon a juste beaucoup vécu. Je n'avais pas envie de le jeter alors j'ai cherché une mercerie pas trop loin de mon tierquar. Bon, il y en avait une à trente minutes à pied. De l'autre côté de l'Arno, côté Est. J'aime bien marcher, et puis ça me fera découvrir un nouveau coin. La dame est très gentille, elle me dit de revenir dans 4 jours avec 4€. Va be'! Je fais un bisou à mon pantalon et je repars en direction du centre-ville. 

En chemin, je croise une trattoria "Gigi". 
Chose utile n°2 : obtenir un codice fiscale

Un codice fiscale, c'est un numéro essentiel en Italie qui te permet de postuler à des emplois, avoir une sécurité sociale, commander un café... Bref, c'est la base de ton existence administrative et les étrangers peuvent également en avoir un. J'avais pris rendez-vous il y a quelques semaines en priant pour que je ne travaille pas ce jour-là. Bingo, j'étais libre, et en plus l'agence était à trois minutes de l'hôtel. J'ai été super bien reçue ma foi. Le fonctionnaire connaissait l'Auvergne grâce à la chanson de l'Auvergnat de Brassens - improbable. Il m'a raconté qu'il avait bu beaucoup de muscat un été, entre Montpellier et Sète. J'ai aussi eu le droit à une imitation de Macron, franchement je me suis trop marrée. 
Le codice fiscale en poche, j'ai terminé ma matinée en buvant un cappuccino au soleil avec mon père au téléphone et un moineau sur la table. 
Il est 11h25 sur FIP Gigi, c'est l'heure de l'instant chien : 
Il y en a moins qu'à Bologne mais je trouve quand même mon bonheur canin au coin de nombreuses rues. 
Chose utile n°3 : pratiquer l'italien avec une Italienne, une vraie ! 
Et ouais, j'ai débuté un échange linguistique avec Manila, une Napolitaine expatriée à Florence. Elle veut apprendre le français, moi pratiquer mon italien, nous nous sommes donc bien trouvées. Elle est super sympa et elle a un bon sens de l'humour. Ah, rire dans une langue étrangère. Assez fabuleux comme sensation. Elle est très motivée et on se voit régulièrement. Cela me rappelle mes années d'assistanat, quand je jouais à être prof de français. Elle m'a appris le mot "marsupio", cela signifie un sac banane en français. J'adore. Samedi, elle m'a invitée à sortir avec ses amis. Si vous rencontrez des âmes étrangères en peine un jour, invitez-les à boire un diabolo, à bouffer un croque-monsieur, ça transformera leur expérience interculturelle. 

Je suis aussi retournée de nombreuses fois au Giardino delle Rose, il y a du mimosa et toujours ce chat qui me procure tant d'émotions. 

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