Check out : 1 - check in : 0 N'ayant donc pas de tâches particulières à faire, je sors timidement de l'hôtel, en espérant ne pas recevoir un appel de ma "manageuse" pour une arrivée de dernière minute. Peu probable en cette saison mais je garde tout de même un oeil vigilant sur mon téléphone. Oh, comme j'aime ces premiers moments dans une ville ! La carte de Florence se dessine progressivement dans mon cerveau, je repère des cafés, des trattorie, des noms de rues, des églises (bien évidemment...) et je commence à y voir plus clair dans ce nouvel espace que j'arpenterai toujours un peu plus chaque jour. Et voilà qu'il se met à pleuvoir. Flûte de zut. Je m'abrite quelques instants sous des porches de palazzi et regrette les portici protecteurs de Bologne. Par mauvais temps, en tout cas. Il est vrai que Florence, à la différence de Bologne, me semble plus ouvert architecturalement parlant. J'ai aussi l'impression qu'il y a aussi plus de places et de jardins dans le centre ville. J'ai également noté un goût prononcé pour la mode et l'élégance, surtout chez ces messieurs. Serait-ce donc ça l'allure florentine dont on parle tant dans les livres ? Je commence par faire un saut dans la Cattedrale Santa Maria del Fiore, ou Duomo pour les intimes.

En fait, sa façade date du 19e siècle. C'est quoi ce binz, je veux de la Renaissance moi ! Si l'extérieur est rutilant, l'intérieur lui, est d'une grande simplicité. Je me dirige vers la fresque de 3600m² (!!) du Jugement dernier et l'observe un petit moment. Je ne reconnais que Jésus, comme d'hab.

En sortant, je cartographie les autres monuments : ok alors ça c'est le baptistère, ça c'est le campanile d'accord d'accord... C'est sur réservation, ok très bien... Et oui, moi être consciencieuse ! Moi prendre des notes pour les clients de l'hôtel. Il me semblait en effet important de prendre le temps d'arpenter la ville pour me familiariser avec les différents lieux touristiques et ainsi être en mesure de renseigner au mieux mes chers petits hôtes. Je n'ai pas beaucoup de missions mais je vais les faire bien. Je décide ensuite d'aller en direction de l'Arno. Une rivière, ça aussi ça fait plaisir à voir ! Je passe Piazza della Repubblica où se trouve un joli carrousel puis tombe sur la Fontana del Porcellino, la fontaine du sanglier.

Des gens se pressent pour toucher son groin brillant et patiné. Si vous le touchez, vous retournerez à Florence ! J'ai dû le toucher en 2013 alors. Car oui, je suis déjà venue à Florence avec ma copine Maria. La légende du sanglier : il était une fois un sanglier qui, chaque nuit, se transformait en un jeune homme. Lors d'une de ses sorties nocturnes, il tombe amoureux d'une fille. Elle tombe également amoureuse de lui et ils veulent marier. Le jeune homme lui raconte alors son secret et lui fait jurer de se taire, de peur qu'il ne devienne un sanglier pour toujours. Mais la fille, une vraie commère, va direct voir sa pote Monique et lui raconte tout. L'homme est donc resté un sanglier pour toujours. L'original se trouve au Musée Bardini. Je tourne à gauche et arrive Piazza della Signoria. La fameuse. C'est là où se trouve le Palazzo Vecchio, la loggia des Lanzi (sculptures en plein air) le début de la galerie des Offices, la réplique en marbre du David de Michelangelo, la fontaine de Néptune et puis, et puis... Olala je commence à comprendre ce pauvre vieux Stendhal !



J'entre brièvement dans le Palazzo Vecchio, je me renseigne sur la Firenze card, une carte permettant l'accès à la quasi totalité des musées de Florence. Toujours pas de message de la manageuse. C'est tipar, je me jette en direction du Ponte Vecchio. Il n'y a pas trop de monde en cette saison, c'est agréable mais cela va peut-être vous surprendre : je ne suis pas subjuguée par ce pont. Je sais pas pourquoi. Y'a juste pas la flamme quoi. Je le traverse en lorgnant quelques boutiques de bijoutiers. J'aperçois le couloir Vasari au-dessus des maisons, un passage reliant les Offices au Palazzo Pitti et ça, c'est classe.


Me voilà rive gauche. Simone de Beauvoir, Jean-Paul Sartre,... Ah non merde. Je prolonge mon escapade (toujours pas de message de la boss) pour découvrir le quartier de Santo Spirito. Il m'avait fait de l'oeil dans le Routard. "Quartier populaire, des petites places, des rues étroites..." Ca sent bon ça. J'arrive Piazza Santo Spirito où se trouve donc l'église... Santo Spirito. Je m'y sens bien. Le soleil a pointé le bout de son nez, il y a quelques personnes qui boivent des coups en terrass et il y a des chiens... J'y retournerai !


Allez, je commence à avoir un peu mal aux jambes. Je fais demi-tour, je croise le Palazzo Pitti et continue ma route du côté de San Niccolo (à l'est du Ponte Vecchio). Je me perds dans les petites rues, je retombe sur l'Arno et je le longe un petit moment. Il y a comme une friche en contrebas où j'aperçois des martins pêcheurs ! Les oiseaux. Croiser leur route n'est jamais anodin pour moi. Je me laisse ensuite tenter par une petite grimpette pour avoir un point de vue sur la ville. La lumière est douce, il fait bon et mes jambes attendront. J'arrive Piazza Michelangelo. On aperçoit des collinettes plus au sud. J'adore voir les cyprès qui s'élancent ici et là.


Je redescends de ma petite montagne, cette fois-ci, c'est décidé, je rentre. Ah non, je dois faire un saut à Decathlon ! J'ai besoin de faire du sport, il me faut un tapis. Je retourne à l'hôtel et me cuisine un énorme plat de pâtes. C'est beau Florence.