Coucou me revoilà ! Alors, prêt.e à vivre de nouvelles aventures italiennes par procuration ? A vrai dire, écrire ce blog me donne moi aussi la sensation de vivre ce que je vis par procuration. Je me re-présente ma propre vie, m'en distancie et m'en rapproche à la fois... Oula. Qu'est-ce-qu'il me prend à philosopher comme ça, en début d'article ? J'ai trop écouté France Inter pendant les vacances ? Le sucre sur la table du salon n'était peut-être pas du sucre ? Ou est-ce peut-être l'air florentin ? Car oui, je suis à Florence depuis le dimanche 8 janvier. Le Frecciarossa m'a conduite sans retard et même avec un peu d'avance à la gare de Santa Maria Novella.

Il fait doux ici ! C'est pas la Sicile, mais c'est pas le Piémont non plus (genre j'intègre la géographie italienne dans mes expressions maintenant, comment j'me la pète pouet pouet). L'endroit où je loge se trouve à environ 20 minutes de la gare. Je m'y rends à vive allure, avec un peu d'appréhension et en même temps l'envie de savoir à quelle sauce je vais être mangée pour ce nouveau volontariat. Cette fois-ci, je suis dans un bed and breakfast et j'ai une chambre rien qu'à moi. J'essaye d'humer la ville mais avec la valise et la fatigue du voyage, je n'arrive pas vraiment à admirer quoi que ce soit. Et voilà qu'à l'angle d'une rue, je le vois. Le dôme ! Un bon gros pèpère qui me servira de repère tout au long de mes escapades florentines.

Le B&B est à deux pas du Duomo, à la limite entre le quartier de Sant'Ambrogio et Santa Croce.


Je sonne, la volontaire que je vais remplacer m'accueille. Elle s'appelle Taylor, elle est américaine et elle est chanteuse d'opéra. Rien que ça. Bon, je pensais être accueillie par Stefania, la manager de l'hôtel mais qu'importe. J'actionne donc le bouton "anglais" dans mon cerveau et me mets à papoter avec elle. Elle est bien sympa, très accueillante et me forme en quinze minutes et trente secondes au poste. Sacrée expérience... Ma foi, cela me pousse à être toujours plus réactive et flexible. Un gros couac me conduit à dormir dans l'une des plus belles chambres de l'hôtel pour ma première nuit. Ce n'est donc pas ce soir que je déferai ma valise. Regardez, il y a même des fresques au mur ! Ils ne font pas semblant à Florence dis donc. Un appel émouvant d'Audrey et Quentin m'apporte de la douceur et de l'énergie pour affronter cette première nuit.

Je dors comme un loir, et me réveille vers les 7h30. Sans trop savoir à quelle heure je dois ouvrir la réception, je m'y rends vers les 8h, après avoir pris un petit café bien sûr. Le B&B est charmant. Il y a deux balcons joliment arborés et la décoration est soignée. Bien qu'étant livrée à moi-même, sans manager ni volontaires, la beauté du lieu me donne du baume au coeur et me rassure. Admirez donc ce magnifique bureau :


C'est donc là que j'effectue les check-in, les check-out, que je cherche du travail, des bonnes adresses florentines... En attendant qu'une des chambres se libère, je révise les quelques notes que j'ai prise la veille et me familiarise avec mon espace de travail. "Tutto bene ? Se volete, potete lasciare le valigie qua..." Mon premier checkout était avec des Italiens. Je bafouille un peu mais je m'en sors. Bon, ça devrait aller.