20. Parma

Réveil milanais sous la pluie. Il pleut comme vacca qui pisse, ça donne clairement pas envie de sortir mais comme notre Airbnb n'est pas vraiment chaleureux, on a pas trop de mal à mettre notre truffe dehors. Par ailleurs, l'idée d'un cappuccino et d'une brioche ripiena di crema di nocciole nous permet d'affronter la pluie sans trop râler. Il n'y a pas beaucoup de cafés ouverts dans le coin, on finit par s'arrêter dans un endroit qui s'appelle "Égalité". Un salon de thé très frenchy. 
Je suis un peu déçue, moi qui voulais plonger Simon dans la culture italienne, c'est raté. Mais il y a quand même des croissants fourrés ! Simon en prend un à la myrtille et à la noisette. Nous retournons au Airbnb pour prendre nos affaires et nous nous mettons en route pour le métro. 
Simon a en effet garé sa voiture en dehors de la ZTL (zona a traffico limitato). Les Italiens ne rigolent vraiment pas avec ça, alors mieux vaut être prudent et s'éloigner du centre ville... Nous retrouvons son Jumpy vert à l'endroit où il l'avait laissé. Pas de pizze ou de "Va fanculo Francia" sur le pare-brise. Nous pouvons donc prendre la route pour Parme en toute tranquilité.
1h30 plus tard, nous arrivons à Parme et nous garons la voiture dans un parking en dehors de la ZTL. Il pleut encore comme vacca qui pisse, ça commence sérieusement à me courir sur le haricot. Il nous faut une vingtaine de minutes pour rejoindre notre auberge. Nous traversons rapidement le centre et arrivons à notre hôtel. La chambre est super agréable, j'ai déjà hâte de faire la sieste. Mais on a faim. Nous décidons d'aller manger un bout chez Frank focaccia. L'ambiance est chaleureuse, on engloutit deux focaccie, l'une aux épinards, l'autre à la saucisse.
Allez là, il faut aller se cultiver un peu ! Il pleut encore et le froid nous glace les os. Après une rapide lecture rapide du Routard, nous partons pour le Palazzo della Pilotta qui comprend une galerie d'art, une bibliothèque ancienne et un théâtre de bois ! Un beau clin d'oeil à mon expérience au Théâtre du Peuple de Bussang. Le bâtiment n'est pas spécialement accueillant, on se sent écrasés par son immensité. 
Cependant, l'intérieur réserve bien des surprises. D'abord, le théâtre Farnèse, entièrement en bois, est spectaculaire. Le fond de scène ne s'ouvre certes pas sur la forêt vosgienne mais je suis émerveillée par la majestuosité de cette salle de spectacle. 
C'est par ce théâtre que nous pénétrons dans la galerie d'art, l'une des plus importantes d'Italie, et qui contient une importante collection d'oeuvres de la dynastie des Farnèse. Faut vraiment que je révise mon histoire italienne car nous avons croisé à plusieurs reprises les Bourbons Parme et je me perds dans les branches de cette famille chère à mon terroir...
Ci-dessus, un Bourbon-Parme. Il a bien le nez des Bourbons, vous ne trouvez pas ? 
Le musée est vraiment très riche et bien pensé. On se promène à travers les oeuvres du passé dans des salles aux allures industrielles, brutes. On monte, on descend, on croise des sculptures en dents d'hippopotames : 
Un Leonard De Vinci (absolument magnifique, j'en ai encore des frissons) : 
Le musée est dense. Notre attention baisse au fil des salles, la fatigue se fait sentir, il est temps de sortir pour un chocolat chaud !
Il ne pleut plus, ouf, mais il fait toujours aussi froid. Après une pause chocolat chaud / café, nous faisons quelques emplettes dans une librairie et dans une épicerie. Oh ce chien était vraiment trop mignon !
Nous allons ensuite découvrir la Cathédrale de Parma. Il y a juste à côté un baptistère en marbre rose de Vérone. Nous le visiterons une prochaine fois... 
L'intérieur de la cathédrale envoie du lourd avec ses plafonds peints par Le Corrège. 
Il fait nuit noire, il est 18h. Décidement, je n'aime pas l'hiver. 
Nous faisons une petite pause à l'hôtel et nous nous préparons pour aller goûter toutes les spécialités de l'Emilie-Romagne à l'Osteria dello Zingaro. Spécialités de l'Emilie-Romagne mais également une spécialité très très locale : la viande de cheval. Et ouais, à Parme, on bouffe du canasson. 
Simon choisit un "tris di cavallo" : roast-beef de cheval, pesto de cheval et tartare de cheval. Moi je fais plus soft avec du guanciale (joue de porc) et de la polenta. Avant ça, on s'est quand même pris des pâtes (anolini in brodo pour Simon, fettucine prosciutto e parmiggiano pour moi). Et avant ça on s'est pris une assiette de charcuterie. 
Bon. C'était ultra bon mais j'ai dû déboutonner ma ceinture. Mais c'était ultra bon.

Après une bonne nuit de digestion, nous avons rendez-vous au rez-de-chaussée pour le petit-déjeuner. Nous faisons la connaissance d'un couple de Napolitains adorables. Lui est artiste et expose régulièrement à Naples. Si vous voulez voir ses oeuvres, voici son site internet. Une agréable conversation culturelle de bon matin !

Nous rangeons nos affaires et partons faire un petit tour dans le centre-ville de Parme. Il y a un grand marché. On flâne dans un supermarché, c'est toujours drôle d'aller dans un supermarché à l'étranger. J'achète quelques cadeaux, on prend un dernier café et nous reprenons la route pour... La mer !

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