5. Karaoke, portici e colline

Après avoir fini l'écriture de mon dernier article, mes nouveaux copains de l'auberge m'ont proposé d'aller Al Cioccoshow, un marché dédié au chocolat. Bon, pourquoi pas. 
Mes nouveaux copains c'est-à-dire : 
- Paola, mexicaine, aussi volontaire à l'auberge
- Jonathan, allemand, voyageur 
- Fin, états-unien, voyageur, 
- Marta, italienne, romaine, étudiante à Bologne
- Cristano, italien, sicilien (et très fier de l'être), étudiant à Bologne 

Le monde entier ou presque se rend donc à cette fête du chocolat, sous une pluie battante. Heureusement, les arcades nous protègent. Nous goûtons quelques mets chocolatés, mais avec Jonathan on est plus branché spritz alors on décide d'aller dans mon bar préféré : le caffé Rubik. Pour vous rafraîchir la mémoire, j'avais bu un cappuccino là-bas en lisant quelques pages des Promessi Sposi de Manzoni. Les autres nous rejoignent peu de temps après et nous discutons de Bologne, de l'Italie, de l'aventure à l'étranger. Fin m'avoue qu'il est impressioné par la façon dont je noue mon écharpe autour de mon cou. "I have always been impressed by the way French people tie their scarves." Excellent, je m'en souviendrai toute ma vie. 

Sur la photo ci-dessous, Marta et un acteur italien de la série italienne Summer time, visiblement barman à ses heures perdues. 
Puis l'envie nous gagne de faire un karaoké. Marta connaît un posto et nous revoilà à silloner les arcades de la ville, toujours sous une pluie battante. Nous arrivons au karaoké, c'est plein à craquer et je sais dès les premières minutes que je n'y resterai pas longtemps. J'observe quand même un peu ce karaoké italien et miracle, je connais une des chansons ! C'est "Far l'amore" de Raffaella Carrà. Puis vient une chanson qui déchaîne les foules et qui m'était jusqu'alors totalement inconnue : Vieni a ballare in Puglia. Alors là, c'est l'équivalent des Lacs du Connemara dans la salle si ça peut vous donner une idée. Je rentre ensuite tranquillement à l'auberge, il y a encore tellement de personnes dans les rues. 
Dimanche 20 novembre 


Réveil ultra difficile, 31 ans, ça y'est, hein ! 
Je prépare le petit-déjeuner avec mes copains volontaires puis je m'occupe de quelques check out et de faire les lits. Je prends doucement mes marques et malgré la fatigue, j'ai hâte de sortir pour profiter de ce beau ciel bleu. Ciao la pluie ! Nous décidons avec Jonathan et Fin de prendre de la hauteur, direction Il Santuario della Beata Vergine di San Luca. Construit au 17e siècle, ce sanctuaire se trouve au sommet du Monte Guardia, une collinette au sud-ouest de Bologne. Nous prenons l'option la plus facile pour y aller à savoir le bus mais, pour notre défense, nous étions un peu pressés par le temps car Jonathan avait son train pour Zurich en fin d'après-midi. L'option difficile, c'est l'ascension des 3,5km d'arcades, Il portico di San Luca. Je retournerai sûrement le gravir ce portico, le sport me manque ! A bord de notre petit bus tout mignon, nous découvrons avec joie la beauté de la campagne environnante. C'est valloné, c'est orange, c'est jaune, c'est vert...C'est l'automne ! Les arbres m'avaient manqué. Il est vrai qu'il n'y a pas beaucoup de parcs dans le centre ville de Bologne. Nous visitons la Basilique qui abrite une icône de la Vierge bien entourée par des murs en marbre rose, vert, noir...
Puis nous redescendons vers le centre de Bologne, empruntant donc Il portico di San Luca. C'est une agréable balade qui se termine par une délicieuse pizza Diavola que nous avons pu déguster en terrasse.
Un bon dimanche. 

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